| L'empoisonnement du DNS, ou le nom ne fait pas le site 2/9 |
1. L'homme parle français, la machine IP : le DNS traduit
Un « Domain Name Server », ou DNS, permet d'assigner à un nom de domaine une adresse IP et inversement. Ainsi, le nom de domaine www.google.com est assigné (entre autre) à l'adresse 66.102.9.104 et réciproquement l'adresse 66.102.9.104 est associée au nom de domaine www.google.com. Le plan de numérotation IP devient ainsi compréhensible en associant adresse IP et marque commercial ou nom institutionnel à travers les appellations enregistrées dans les DNS. L'homme de la rue retient le nom des sites sans même savoir ce qu'est une adresse IP.
Les serveurs DNS sont des éléments logiciels que tout ISP met à disposition de ses abonnés et dont l'adresse constitue l'un des paramètres d'accès configuré sur le poste utilisateur. Les réseaux d'entreprise d'une certaine importance peuvent de même comporter leur propre DNS. Elles le mettent à jour en interrogeant le DNS d'un ISP ou les « root servers » de l'Internet, sorte de DNS primaires mettant à jour les DNS secondaires sur l'ensemble du réseau Internet. Ce sont les piliers de l'Internet, la référence absolue. Ils sont au nombre de 13 et sont contrôlés et exploités par les plus grandes sociétés ou instances dirigeantes d'Internet sur la planète.
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