Test de montée en chargeLes tests de montée en charge (TMC) font partie des tests classiques à effectuer régulièrement sur son site web. Ce type de test, permettant de mesurer la résistance d’un site en cas d’augmentation drastique du nombre de visiteurs,  vise à déterminer la capacité maximale d’accueil du site en question. En analysant son comportement durant la montée en charge, il est ainsi possible de mettre en évidence les points sensibles du système et de l’applicatif, pour optimiser les performances globales du site.

Lors de ces tests, des parcours d’utilisateurs sont simulés via différents scénarios pour représenter le circuit que peut effectuer un visiteur sur le site. Il est important de bien définir ces scénarios, en choisissant ceux les plus fréquemment réalisés, pour se rapprocher le plus possible du comportement réel des internautes et améliorer ainsi la pertinence du test de montée en charge. Cela permet également, au-delà de connaître le volume de trafic supporté, de tester sommairement l’expérience utilisateur offerte par le site, sur la base du temps de réponse de ce-dernier, et de l’améliorer pour, ultimement, augmenter le taux de conversion.

Augmentation de traficQuand réaliser un TMC ?

Un test de montée en charge est réalisé dans une optique prévisionnelle, pour s’assurer du bon fonctionnement de ses applications. Il est utile dans plusieurs cas :

  • Avant la mise en ligne d’un site, pendant le développement, ou encore à la recette : il permet de vérifier la pertinence des choix techniques effectués, et de s’assurer que l’application pourra être performante pour le nombre de visiteurs attendus ;
  • En prévision d’un pic de trafic attendu : il permet de mesurer la résistance du site et, en cas de résultats non satisfaisants, de mettre en place des solutions d’optimisation en amont. Par exemple, avant la publication d’une actualité majeure sur un site de média, avant une campagne de publicité pour un site institutionnel, avant les soldes ou une opération commerciale sur un site de e-commerce… Dans ce cas, il est préconisé de mettre en place ce test à minima 2 à 3 semaines avant la période à fort trafic.

Pendant un TMC, qu’est-ce qui est mesuré ?

Un test de montée en charge mesure le temps de réponse du site durant une augmentation progressive du nombre de visiteurs. Ce temps de réponse correspond à la somme du délai de traitement de l’applicatif et du temps de réponse du serveur web. Il n’est cependant pas possible de voir d’où viennent les ralentissements au niveau applicatif sans outils complémentaires (la solution Quanta, par exemple, peut aider sur ce point).

Cmesurer la montée en chargeomment mesurer une montée en charge ?

Pour une analyse efficace, la montée en charge est progressive, afin de trouver le point de rupture de l’application. Deux méthodes existent cependant, chacune avec ses avantages et inconvénients : augmentation continue, ou augmentation par série.

  • L’augmentation continue permet de trouver le point de rupture précis où l’application ne répond plus. Elle est relativement complexe à mettre en œuvre, et risquée : puisque l’augmentation est continue, le test doit être complètement automatisé. Cela signifie que les informations sont récoltées en parallèle du monitoring, et que si le test rencontre un problème, il doit être réinitié depuis le commencement. De plus, avec cette technique il est complexe de connaître l’impact du nombre d’utilisateurs simulés, les scénarios précédemment lancés n’étant pas nécessairement terminés lors de l’augmentation du nombre d’utilisateurs, et pouvant donc influer sur les résultats.
  • Avec l’augmentation par séries, l’analyse des résultats est plus simple : il est possible, en cas de doute, de relancer une seule session de test, indépendamment des autres. Cette technique exige bien sûr de laisser l’architecture dans un état identique, pour ne pas fausser les résultats et pouvoir comparer les mesures efficacement. Mais il n’est pas possible, avec cette technique, de repérer avec exactitude quel est le point de rupture : il se trouvera dans une fourchette, puisque fatalement entre deux « étapes » des tests.

Avec quels outils ?

Les tests de montée en charge sont réalisés avec un injecteur de charge, qui va simuler les actions de différents utilisateurs. Il est composé d’un simulateur d’utilisateurs, qui lance des scripts testant les scénarios préalablement définis, et d’un générateur de données. La mission de ce dernier est d’influer sur les scripts pour simuler des opérations différentes selon les utilisateurs (par exemple : choisir différents produits sur un site de e-commerce), toujours dans l’optique de se rapprocher le plus possible d’un comportement réel.

Bien sûr, des sondes doivent également être installées sur le système ciblé pour mesurer l’utilisation des différentes ressources, et sur l’applicatif pour mesurer le comportement effectif du site testé.

Pouce vertQuels retours positifs attendre de ces TMC ?

L’objectif principal de ces tests est d’avoir des éléments concrets permettant d’agir et d’optimiser le site pour assurer constamment sa disponibilité pour l’internaute, qu’importe son trafic et son activité. Ainsi, les sites pourront maintenir leur image de marque, leur notoriété, leur visibilité mais aussi, dans le cas de sites e-commerce, leurs ventes et donc leur chiffre d’affaires.

Lucie Saunois
Lucie Saunois
Passionnée d'informatique, en particulier de sécurité, depuis qu'elle a rejoint l'OT Group en 2015, Lucie se spécialise dans la vulgarisation technique pour permettre à tous d'appréhender ces sujets parfois complexes.